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T’as des bottes mon pote , elles me botte !

 

            C’était à l’époque ou Renaud chantait « Des que le vent soufflera ,nous nous en allerons  ... ».Nous avions un pêche promenade de 4,5m équipé d’un 50ch , un Mazuir de chez Ultramar pour ceux qui connaîtraient et bien sûr  , nous souhaitions le contraire de M. Renaud , surtout pas de vent , car notre coque rapide ne supportait le clapot qu’à des vitesses ou seuls les marsouins pouvaient nous suivre. Or nous voulions pêcher à soutenir !

            Nous n’étions ma femme et moi que des débutants , mais nous sentions confusément que cette fois , c’était la bonne .Je préparais depuis longtemps des bas de lignes pour dorades , roussettes , maquereaux , soles et congres.

Nous étions fin prêts , nous avions même intéressé un pêcheur de truite local , Henri , qui rêvait en voyant la taille de l’hameçon à congre .

            « Tchess’que tu veue sorti ô eulla? » me demande -t -il

            Un congre lui dis-je et j’espère qu’il sera beau !

            « T’arée t’y un piace pour mè dans to batiaoue ? »

            Oui bien sûr , mais je te préviens j’en ai jamais pris et je ne sais pas si c’est dangereux ou pas , surtout quand on n’a pas beaucoup de place !

            « J’n’ai jamée zeuhe peur d’un pésson jusqu’à astourçi ! C’est pas d’main qu’ça va changer ! »

            Bon , enfin le grand jour où la mer , la marée et l’heure , tout convenait . Alors allons y !

            Nous enfilons les shorts , nous accrochons le bateau à la voiture , nous prenons Henri , bleu de travail propre et courte botte caoutchouc noir et hop , direction St Quay Px au vieux port .

            Mise à l’eau du bateau et des bottes d’Henry  « Si j’arée seue j’les arées enl’vées »

            Ben pleure pas , tu viens de le faire !

            « Ver mèe , astourçi  a  sont pleines d’iaoue , é mes hannes étou ! »

            Ca va sécher , t’inquiétes pas !

            Nous v’la parti , Henri cramponné aux bastingages d’une main et de l’autre tenant sa casquette .Il ne souffle mot , mais visiblement il se demande ce qu’il est venu faire là .

            Nous ralentissons et nous mettons en dérive pour prendre quelques maquereaux à la mitraillette , ce qui est fait dans le quart d’heure qui suit : 3 pour Nicole , 2 pour Henry , ça suffira pour servir d’appâts .Nous allons mouiller , entre la Ronde , la longue et la Roselière ,et nous mettons une ligne à dorade pour Nicole , une ligne à maquereau pour Henri qui ne veut pas essayer autre chose puisque « ça mordait » et une ligne à congre pour moi

            En ½ h , nous avions 2 dorades , 3 roussettes et pas d’autres maquereaux , Henri commençait à trouver le temps long et demande qu’on lui change sa ligne pour mettre la même que celle de Nicole .J’étais en train de démonter sa mitraillette quand soudain une violente tirée sur ma grosse canne manque de la faire chavirer .

            Je lache tout et j’attrape ma canne , le coeur battant ; jamais rien n’avait mordu sur celle la , c’est une fibre de verre plein de 2,1m , et pour la plier il fallait un morceau !

            Je mouline avec la peur que ça casse , c’est lourd  mais ça vient , je crie « rangez vos lignes , il va tout emmêler ! »

            Nicole remonte à toute vitesse et pose sa canne , Henri ne bouge pas et garde sa canne à la main , sa mitraillette est par terre en vrac , il ne fait pas un geste , comme pétrifié.

            Qu’est ce que c’est ? C’est un congre qui dans l’eau et à la surface ne se débat pas beaucoup , il tient la ligne tendue simplement , il n’a pas l’air énorme , mais au fait , comment on le tue ? Sur la tête ? Sur le ventre ?

Sortez la matraque et un sac à patates !

            Oui chef ! (J’aime bien !)

            Je le mets dans le bateau .Attention à vous ! Et paf , le voilà à bord  et aussitôt démarre une ronde infernale , cet animal gros comme ma cuisse et mesurant 1,5m  , filant partout où il pouvait passer sans que rien ne semble pouvoir l’arrêter !

            Nous avons tous les jambes en l’air , il s’arrête enfin bloqué par le fil qu’il a enroulé autour des pieds des sièges strapontin .

            Tapes lui dessus qui disaient !Oui , mais faudrait qu’il « errete de beueger » , sinon c’est sur mes orteils que je vais en mettre un coup !Pan !C’est fait !( Sur le congre ! Pas sur moi !)

            Henri , soulagé , pose enfin les pieds par terre et dit : « Si j’arée seue , j’arée r’minlle mes bottes ! »

            Ben pleure pas , maintenant tu peux les remettre ....


Y m’énerve !

 

Il fait très beau , nous rentrons d’un après midi de pêche à la dorade avec mon pêcheur de truite local , Henri et ses courtes bottes noires en caoutchouc.

La pêche n’a pas été formidable et nous avons 3 dorades et un inévitable maquereau de fond qui m’a mit du sang partout et qu’ Henri étale consciencieusement , histoire de faire oublier que ses bottes laissaient des traces noires qu’il est très difficile d’enlever car elles sont comme incrustées dans le gel coat .

J’amarre le bateau au catway , j’arrète le moteur , je commence à ranger

« Tu veue t’y un coup de main? » me demande -t’il aimablement .Ben si tu veux tu peux sortir le jet , dans le coffre , là lui dis je en lui montrant où .

« Faut que j’tire tout éla ? » dit il en me montrant le panier à poisson , les cannes à pêche, un seau des chiffons etc qui étaient sur le coffre . Bien sur , sinon tu ne l’ouvriras jamais !

« Oyou c’que j’mets tout èlai ? »Laisse tomber , j’ai fini de mon côté je vais le faire . dis je agacé

Descends du bateau , je vais te passer tout ce qui nous gène et qu’il faut remonter à la voiture !

« Oh , j’ai mâ à mes pattes , comment c’que va saueté su l’bout d’pianche ilé ? »dit il en montrant le catway .

Deux minutes après il était sur la planche en question , très fier de son exploit

« Ca trembel , mè qui nage comme ene enclume! »

Je lui passe nos affaires , et il va les ranger en plein milieu du ponton .Je lui explique qu’il faut laisser le passage , alors il écarte 2 paquets pour faire   « ene sente dans l’mitan’e »

Bon ne bouge plus, je vais nettoyer un peu !

Et je branche le jet , sort le balai brosse et je frotte tant que je peux car le sang et les traces noires ne veulent pas partir et je sais que si je ne le fais pas tout de suite je ne pourrais plus les avoir .

Le voila derrière moi , la ou je viens de blanchir à grand peine , le granité du pont !

«  chaoue bien mettant , l’a né pas sale , j’les é lavées à l’iaou d’mér ! » dit il en me montrant ses bottes .

N’empêche que je vois encore la bouse de vache sèche qui commence à se décoller et à se déposer de çi de là , et c’est encore en le menaçant discrètement avec mon jet que j’arrive à le faire rebrousser chemin !

Je lui demande de remonter tout ce qui était sur le ponton à la voiture en attendant que je finisse mon nettoyage

« ver meye , je n’sé pas l’ovri ta bagnole ! »

C’est simple , c’est un plip , tu appuies la dessus en dirigeant la clé vers le rétroviseur intérieur et toc , ç’a s’ouvre !Tu recommences et ça referme !5mn aprés , le voila revenu :

 « l’à n’marche pas to machinlle »

Allons bon !Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ?

Je remonte avec lui , j’ouvre les portes , je lui montre , il le fait devant moi , et çà fonctionne parfaitement

« Ta bagnole elle éye comme mo chien à c’néye qu’so mét’ »

Je ne réponds pas et je redescends retrouver mon jet , mon seau , mon éponge et mon balai  brosse , le laissant sur le parking .

« Je m’demande pourqu’tchai c’que tu l’nettoyes comme éla , un batioue c’est tourjou dans l’iaoue ça n’peut pas ètes sale ! »

C’est pas vrai, il est redescendu derrière moi !

Mais qu’est ce que tu crois , que je le lave ? Eh bien non je l’arrose et c’est tout !

« tu l’erroses ? » répète-t-il incrédule .

Oui je l’arrose , comme tu arroses tes carottes , pour le faire grandir !

« …. !!!??? »


Brèves de port , d’après Foiseau

C’est Franchec qui part à la pêche dans les îles avec son copain Vochey !

Ces deux là connaissent les îles St Quay comme leur poche et ce n’est pas la mer un peu formée qui va les arrêter .

Ils ont confiance dans leur solide bateau en bois , moteur central, et quille à bande molle .

Pourtant, ce jour là n’est pas comme les autres , ils ne sont pas partis comme d’habitude à mi-marée, et la géographie des lieus apparaît comme légèrement différente et d’ailleurs , crac , premier avertissement ils viennent de toucher une roche

Un peu abasourdi , Vochey , examine attentivement l’endroit, et dit :

« C’est les p’tites roches de Gernio que t’as tossé ! »

« Tu crès ? »

« Vers , astourçi fais attention à ….. »

Crac !!

« Méye, tchess que tu fais don ? »

Crac !!!

« Méye  c’est pas possib’ , tant fait espréye ? »

Crac !!!!

Cette fois, très calmement, Vochey regarde Franchec et lui dit :

« Ah , alors là , mon gars , va quand méme fallér lésse les roches là trantchil’ et en garder em’tit pour les aoutes ! »

 


Une soupe d’huîtres, d’après Cécile !

t’chess qui t’faoue ?

·        Eune botte d’asperges fréche ou un failli bocal ed 500g

·        Eune douzaine d’huit’s  pépères, ( pus qu’ella si t’as bié faim)

·        Crème fréche

·        Emti d’pév’ (moulinye )

oyou c’que tu vas alleh chercheh les huit’s là  ?

·        eune pére ed botte e un annuére des maréyes , un burinye, un sio et un martè , tu vas descend’ à Gouyat par l’pus court cheminye ( et pas par Moncontour)

·        Tu vas terroueh les huit’s  qu’y t’faouent , les bié grasses , ( si t’en vai eune qui veuhe pas v’ni , laisse là tranqchil’ , é vortchée eune roche !)

·        Tu vas r’monteh sans t’erréter au bistrot ver les copainyes !( y a pas affér’ d’êt’ saouhe pour la suite ! )

Astourci, comment c’que tu vas les popoteh ?

·        Tu vas fér’ tcher’ les asperges (vertes si tu n’nas )

·        Tu vas faire pocher les huit’s , dés que les asperges sont tchet’

·        Tu vas passeh tout élla au mixer !

·        Tcheq tour ed moulinye à pév’ 

·        emti (ou biauhecoup )  d’crème fréche just’ avanh d’servi  et pis c’est tout !

Tu peux t’met’ à tab’ , pas la pén’ ed’ sorti to coutiauoue , et t’as l’drouet de t’licher les babouines !

nota : si tu vai passeh les denh  du mixer au ras d’tes oreilles , pour aller s’ficher dans l’mur d’en face,  c’est qu’t’as pas enl’vé les coquilles mâodit bardot !  Fauhe tout’t’dire vortcheye ?


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